Le travail de nuit

Le travail de nuit est une activité qui s’exerce en partie ou toute la nuit. Les codes de travail de tous les pays prévoient des dispositions particulières concernant ce type de travail et les horaires de nuit. Pour exercer ce travail, il faut remplir certaines conditions, car il a des conséquences sur la santé et la cohésion sociale. D’une manière générale, les modalités d’exercice d’un travail de nuit sont directement liées aux horaires.

Définition et conditions d’exercice

Le travail de nuit correspond aux périodes d’activité comprise entre 21heures et 6 heures. Cette définition horaire peut varier suivant le pays et les conventions ou accords collectifs et pourra l’étendre jusqu’à 7 heures. Dans tous les cas, il s’agit d’une activité qui s’exerce dans la nuit. Précisions qu’une activité ponctuelle pendant une nuit ne signifie pas qu’on travaille la nuit. Il faut que certaines conditions soient remplit. Il s’agit de son accomplissement au moins deux à trois fois par semaine, suivant un horaire réglementaire de travail et pendant en moyenne trois heures de temps dans la nuit.

La convention internationale de travail déclare que le travailleur de nuit doit se considérer tel s’il accomplit 270 heures de travail de nuit au cours de 12 mois consécutifs. Sauf en cas de dérogation, car les mineurs sont exclus de ce type de travail.

Modalités du travail de nuit

Dans la plupart des cas, c’est un travail qui s’exerce en équipe et par rotation. Les équipes changent les horaires chaque semaine. Ainsi, l’équipe X qui a fait la nuit pendant cette semaine pourra devenir celle qui fera le jour durant la semaine suivante. Les temps varient suivant le métier et le nombre d’équipe. La rémunération change selon le type d’activité. Par exemple, les Hôtels, les cafés, les restaurants paient au moins le salaire minimal.

Les secteurs ou métiers concernés par le travail de nuit.

Ils sont nombreux et varient suivant les pays. Mais en général, les métiers ou secteurs concernés sont : les travailleurs des ports, des aéroports, des boulangeries, des hôtels, des restaurations, les métiers de défenses et de sécurité, les métiers de santé, les services de production, de transmission et de distribution d’énergie et d’eau, les collecteurs des ordures ménagères, les ateliers de productions automobiles, certains métiers industriels dont le processus de travail ne doit être ininterrompu, certains métiers d’information et de l’image et de la culture ou des postes te télécommunications, les activités de transport de voyages, certains secteurs de pêches et de l’agriculture les stations-services et certaines activités de laboratoires et de recherches.

Impacts du travail de nuit sur la santé

Le travail de nuit a des impacts directs et indirects sur la santé du travailleur et pour son entourage. Ces problèmes sont souvent reconnus par les médecins. Les plus récurrents sont : troubles digestifs, fatigue accrue, risque d’accident plus élevé, risque accru (chez l’Homme et la Femme) de pathologies cardiovasculaires, diminution de la capacité de concentration, les troubles de sommeil avec stress lié au déphasage temporel et le risque d’accumuler une « dette » importante de sommeil.

Le travail de nuit est l’un des métiers réglementés par des textes particuliers du fait des horaires tardifs. Ce métier induit des conséquences parfois irréversibles sur la santé de personne qui l’exerce. Il est donc conseillé de récupérer les heures de sommeil perdues chaque nuit en se reposant dans la journée.

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